Mère Geneviève Gallois, moniale et artiste

Notre famille monastique est marquée par le souvenir, l’œuvre et la spiritualité de Mère Geneviève Gallois (1888-1962), moniale et artiste de génie.
Lorsqu’elle entre au monastère de la Rue Monsieur en 1917, alors qu’une carrière artistique brillante s’ouvre à elle, sœur Geneviève fait, avec le don d’elle-même, le sacrifice de son art. Son caractère intransigeant et son sens aigu de l’absolu de Dieu ne la portent pas aux demi-mesures !
Vingt ans plus tard, elle est remarquée par un amateur d’art, le docteur Paul Alexandre. Elle donne alors une inimitable série de dessins sur la vie monastique, ainsi que des eaux fortes et des vitraux.
Elle écrit beaucoup, et note ici ou là ses réflexions sur la vie monastique, dans un style aussi vigoureux que celui de ses dessins.
A Jouques, comme à Limon, une exposition permanente offre aux visiteurs la possibilité de parcourir l’itinéraire artistique de Mère Geneviève, depuis ses huiles de jeunesse jusqu’aux maquettes des vitraux.

L’exposition des tableaux et dessins de Mère Geneviève Gallois est ouverte au public tous les mercredis de 15h à 17h15  : une moniale vous fera découvrir cette oeuvre exceptionnelle. Si vous souhaitez visiter cette exposition à un autre moment, bien vouloir prendre rendez-vous en nous contactant trois jours à l’avance au 04 42 57 80 17 ou par mail à l’adresse suivante : contact@abbayedejouques.org.

Cette exposition est également ouverte au public lors des Journées du Patrimoine.

Pour moi, l’Art se fond de plus en plus avec la vie, et la vie se fond de plus en plus avec Dieu ; elle descend toujours plus profond, au fond de moi-même, dans un trou qui n’a pas de fond ; et tout ce que j’ai à exprimer, en Art, est ce corps à corps avec Dieu, cette lutte pour éliminer tout ce qui sépare du cœur à cœur avec Lui.
Le vitrail que je fais maintenant porte cette inscription : « Aperi mihi, soror mea… Ouvre-moi, ma sœur, mon amie ».
C’est le résumé de la vie chrétienne : Dieu qui veut entrer, et l’âme qui Lui ouvre.

Mère Geneviève, octobre 1952